vendredi 1 juin 2012




Non, ce n'était pas le radeau
De la Méduse, ce bateau
Qu'on se le dis' au fond des ports
Dis' au fond des ports
Il naviguait en père peinard
Sur la grand-mare des canards
Et s'app'lait les Copains d'abord
Les Copains d'abord

C'est fluctuat nec mergitur
C'était pas d'la littérature
N'en déplaise aux jeteurs de sort
Aux jeteurs de sort
Son capitaine et ses mat'lots
N'étaient pas des enfants d'salauds
Mais des amis franco de port
Des copains d'abord

C'étaient pas des amis de luxe
Des petits Castor et Pollux
Des gens de Sodome et Gomorrhe
Sodome et Gomorrhe
C'étaient pas des amis choisis
Par Montaigne et La Boétie
Sur le ventre ils se tapaient fort
Les copains d'abord

C'étaient pas des anges non plus
L'Évangile, ils l'avaient pas lu
Mais ils s'aimaient toutes voiles dehors
Toutes voiles dehors
Jean, Pierre, Paul et compagnie
C'était leur seule litanie
Leur credo, leur confiteor
Aux copains d'abord

Au moindre coup de Trafalgar
C'est l'amitié qui prenait l'quart
C'est elle qui leur montrait le nord
Leur montrait le nord
Et quand ils étaient en détresse
Qu'leurs bras lançaient des S.O.S.
On aurait dit des sémaphores
Les copains d'abord

Au rendez-vous des bons copains
Y avait pas souvent de lapins
Quand l'un d'entre eux manquait à bord
C'est qu'il était mort
Oui, mais jamais, au grand jamais
Son trou dans l'eau n'se refermait
Cent ans après, coquin de sort
Il manquait encore

 Des bateaux j'en ai pris beaucoup
Mais le seul qui ait tenu le coup
Qui n'ait jamais viré de bord
Mais viré de bord Naviguait en père peinard
Sur la grand-mare des canards
Et s'app'lait les Copains d'abord
Les Copains d'abord

mardi 15 juin 2010

samedi 5 juin 2010

The Prodigies

dédicacé à R ici à 10:00 et ici, ça fait peur...en anime en plus...



M le rigolo

mercredi 2 juin 2010

mardi 1 juin 2010

Palestine - hommage à Claude Nougaro de Dieudonné




Hamid a 22 ans et il décide d'aller se faire sauter au milieu de ceux qu'il considère comme l'envahisseur.

Je suis né ici sur ce bord de méditérannée. Dans ce paradis ensoleillé. Palestine ! Palestine !
C'est ici que mon père, que mon grand père et tous ceux d'avant sont enterrés.
Dans la chair de ta terre, Palestine !
C'est dans la maison en ruines là-bas au milieu du champ d'oliviers.
C'est là que nous avons chantés, ris, danser, vibrer même.
Comme les cordes de cette guitare manouche : pincer au coeur, cueilli comme des fleurs.
C'est là que nous avons pleuré aussi, pleuré.
Difficile d'expliquer pourquoi on est attaché à un endroit.

Jusqu'à ce qu'une armée débarque chez toi.

Au début, ils ont tirés en l'air : Ca faisait du bruit, c'était gentil.
Et puis après ils ont tué mon père, et puis mon oncle, et puis mon frère.
On fait brûler la maison, détruis jardins et plantations pour y installer leurs colons.
Nous, femmes et enfants déportés jusqu'à ce camp de réfugiés. Sales, froids, ont y été entassés.
Seul au loin, le son de cette guitare tzigane me donné encore la force de résister. La force de respirer.
Mélodie des gens du voyage, musique des déracinés elle m'a fait oublier le mal.

J'avais 10 ans, ca fait 12 ans et me voila maintenant une bombe scotchée sur le bidon,
aspiré dans ce grand syphon. Liberté pour toi Palestine !
Je vais vous faire danser joyeux colons sur le son de mon canon.
Aujourd'hui je suis chef d'orchestre réglant ma note sur celle du temps.
Ce temps gitan sur lequel je virevolte encore...en joyeux papillon.

J'arrive, j'arrive frissonnant destin.
Tel un coup de symbale ponctuant les violons. Palestine !
Tu me vois descendre de l'autocar au milieu de tous ces regards ?!
Y'a mon coeur, y'a la peur, y'a ce son de guitare...
Anonyme passant je souris à l'enfant et puis au milieu de la rue je te vois belle inconnue :
C'est toi, je t'ai choisi. Vais-je te prendre par la taille et faire danser nos entrailles ?
J'entends d'ici les cris d'effrois déchirer le silence provoqué par ce doigt...

Y'a mon souffle qui s'accélère, manque d'oxygène.
Ton regard qui me fixe. Tu comprends. Ton sac qui tombe, la pomme qui roule.
Tes yeux m'implore. Reculer ? Il est trop tard petite.
Y'a mon doigt qui se crispe.
Puisqu'on ne peut vivre tous les deux : Crèvons ensemble. Palestine !!!!

Comme je passais

Comme je passais rue Fontaine,
Un plaintif air de jazz
Est sorti en titubant,
Ébloui par le jour,
Et m'a chuchoté sa confidence
Discrètement
Comme je passais tout devant
La Cabane cubaine.
Un parfum pénétrant de Négresse
L'accompagnait.

Voilà des nuits,
Voilà bien des jours au sommeil absent.
Réveillés en moi les horizons que je croyais défunts.
Et je saute de mon lit tout à coup, comme un buffle
Mufle haut levé, jambes écartées,

Comme un buffle humant, dans le vent
Et la douceur modulée de la flûte polie,
La bonne odeur de l'eau sous les dakhars
Et celle, plus riche de promesses, des moissons mûres
Par les rizières.

Poèmes Perdus,
Léopold Sédar Senghor

number 5








pas une promo, mais une bataille des bannières...

Mw...

samedi 29 mai 2010

vendredi 21 mai 2010

Arj and Poopy : Congo Windfall



Bernard Derriman is a Silly ass bastard.

"I will be with you, always..." bannière 2.3


Pour la postérité, je poste cette oeuvre d'art

intitulée : "I will be with you, always..."

NEXT !



R

mercredi 19 mai 2010

mardi 18 mai 2010

Erasure - Always



voilà le vrai auteur de cette ignominie,

Bienvenue dans le fabuleux monde d'Erasure où de terrible orage font apparaitre une Morane hostile et rouge de rage, où les saisons se cotoient et où il est plus guilleret de cueillir des fleurs en faisant des saltos..

une perle.

Air.

lundi 17 mai 2010

Love song for real men

BLUES

Je suis envahi de brume
Et de solitude
Aujourd'hui,
Et je fuis.

Livre ouvert en moi.
Dans mon cerveau gris
Défilent des mots vides
Et défilent des pages, rues désertes
Sans cabarets.

Chère âme, allonge-toi sur le divan long
Et jette l'ancre,
Et laisse descendre jusqu'au fond.
Oui, jette l'ancre !



Poèmes Perdus,
Léopold Sédar Senghor